Lexique

Relais thermique

Définition du relais thermique moteur, de son réglage sur courant de plaque et de ses limites dans un départ moteur.

Ouvrir le calculateur

Un relais thermique est un appareil de protection surcharge utilisé dans un départ moteur. Son rôle est de réagir à un échauffement prolongé lié à un courant trop élevé pendant un certain temps. Il se rencontre avec un contacteur, dans un démarreur moteur ou sous forme de fonction intégrée à certains disjoncteurs moteurs ou variateurs. Il ne doit pas être confondu avec le disjoncteur, le fusible, le DDR ou le sectionneur.

Dans une installation française courante, le relais thermique se lit souvent dans un contexte moteur triphasé 400 V, 50 Hz. Le réglage part du courant nominal In et surtout du courant de plaque. Si la plaque moteur indique 14,3 A, la plage réglable du relais doit permettre un réglage autour de cette valeur, avec les corrections explicitement demandées par la notice fabricant, le service S1/S3, l’ambiance ou le montage.

Ce qu’il surveille

Le relais thermique traite la surcharge progressive: moteur bloqué partiellement, charge mécanique trop lourde, ventilation insuffisante, perte de phase détectée par certains appareils, démarrages trop fréquents ou échauffement prolongé. Il n’est pas l’organe qui coupe un défaut franc de court-circuit. Cette autre fonction se traite avec protection court-circuit, Icc présumé, pouvoir de coupure, disjoncteur moteur, fusible gG ou fusible aM selon le schéma.

La classe de déclenchement indique le temps de réaction face à une surcharge donnée. Une classe 10A ou 10 convient souvent aux démarrages rapides. Une classe 20 ou 30 peut accompagner un démarrage plus long, mais seulement si le moteur, le temps de démarrage et le fabricant le permettent. La classe ne se choisit pas pour masquer un problème de machine.

Exemple en France

Prenons un moteur triphasé dont la plaque moteur indique 400 V, 50 Hz, courant nominal In 14,3 A, couplage 400/690 V et service S1. Un relais thermique marqué 10-16 A possède une plage réglable qui couvre ce courant de plaque. Le calculateur de réglage de relais thermique peut préparer une valeur indicative de 14,30 A si les coefficients restent à 100 %.

Ce résultat ne suffit pas à qualifier le départ moteur. Il faut aussi vérifier le contacteur, le courant de démarrage, la courbe ou le fusible, le pouvoir de coupure, la section en mm², la chute de tension, le sectionnement, l’arrêt d’urgence éventuel et la coordination type 1/type 2 issue des tableaux fabricant. Le guide protéger un départ moteur triphasé détaille cette chaîne.

Chaîne de départ moteur Schéma de départ moteur avec disjoncteur ou fusible, contacteur, relais thermique, câble et moteur triphasé. Protection CC / surcharge Contacteur commande Relais thermique Ir plaque Moteur 400 V tri court-circuit, commande et surcharge ne se règlent pas au même endroit
Chaîne de départ moteur. Le départ moteur sépare court-circuit, commande et surcharge: protection, contacteur, relais thermique, câble et moteur.

Réarmement et exploitation

Certains relais proposent un réarmement manuel/automatique. Le réarmement manuel oblige une intervention après déclenchement, ce qui aide à rechercher la cause. Le réarmement automatique peut être dangereux sur une machine capable de repartir seule; il doit suivre la logique de commande, la sécurité de la machine et la notice fabricant.

Le relais thermique n’est donc pas seulement un bouton de réglage en ampères. Il fait partie d’un ensemble: contacteur, disjoncteur moteur ou fusibles, câble, PE, commande, arrêt, ventilation et conditions d’utilisation. Si un déclenchement survient, la bonne réaction consiste à diagnostiquer charge mécanique, tension, phase manquante, démarrage, température et moteur, pas à augmenter le réglage sans cause identifiée.

À retenir

Un relais thermique protège le moteur contre la surcharge durable. Son réglage part du courant de plaque et de la plage réglable, puis se confirme avec la classe de déclenchement et la notice fabricant. Pour les défauts de court-circuit, l’Icc présumé, le pouvoir de coupure et la coordination avec disjoncteur ou fusibles restent des vérifications séparées.